Cloud, négocier son contrat afin d'éviter la déconvenue
Une fois les données transférées dans le Cloud, difficile de faire machine arrière. Reste à bien faire le tri dans la jungle des fournisseurs. Et à éplucher son contrat le plus soigneusement possible.
La réversibilité des données, à savoir la capacité de les transférer dans un autre système d'information, est impossible à garantir à l'heure actuelle sur le Cloud. Du coup, les entreprises doivent décortiquer le contrat proposé par leur fournisseur afin de ne pas avoir à faire machine arrière.
Les lignes du contrats à ne pas rater
Il faut notamment obtenir des garanties sur 3 points centraux. D'abord, le temps de reprise d'activité, à savoir le temps écoulé entre une panne et le redémarrage. Ensuite, le point de reprise d'activité, autrement dit l'intervalle de temps qui s'écoule entre la dernière sauvegarde et le redémarrage. Enfin, les points de non-redondance (Single Point of Failure) correspondant aux segments de réseau dénués de sauvegarde par duplication.
Négocier tant que possible avec les hébergeurs
« Imposez vos exigences à votre fournisseur », conseille Pascal Antonini, président de l'AFAI (Association française de l’audit et du conseil informatique) et co-auteur du guide pratique intitulé "Cloud computing et protection des données" (consultable ci-dessous). Un conseil indispensable pour les 60 % d'entreprises, de plus de 1.000 salariés, qui testent actuellement le Cloud. Mais inexploitable pour l'ensemble des TPE et PME actuellement hébergées sur des Clouds publics américains (qui représentent, selon les experts, plus de 50 % du marché français). Face à ces géants, nos petites et moyennes entreprises sont une goutte d'eau dans l'océan. Leur pouvoir de négociation est en réalité très limité.
Guide pratique "Cloud computing et protection des données", 21 mars 2013 en pièce jointe de cet article.
Source:lesechos
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