Manuel de contre-espionnage informatique
L’arrivée des nouvelles technologies a bouleversé les habitudes et les comportements de la population. Téléphones, ordinateurs, GPS, logiciels espions, autant d’outils qui se sont démocratisés et auxquels peuvent avoir accès beaucoup d’individus. Si cela ne représente pas à priori un danger, il faut tout de même veiller à s’en protéger ne serait-ce que pour préserver sa vie privée.
Un reportage sur la chaîne M6 en 2010 mettait en évidence ce phénomène en qualifiant l’espionnage de téléphone portable de « jeu d’enfant ». Beaucoup de personnes espionneraient le téléphone de leur futur(es) époux (ses), de leurs ex-femmes ou ex-maris, de leurs enfants et même de leurs nounous.
De même la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) dévoile comment nous sommes tracés sur le net à notre insu, malheureusement elle ne propose rien pour se protéger de ce phénomène.
Deux agences liées aux services de renseignements français ont publié des guides servant notamment à sécuriser nos ordinateurs et nos téléphones et à préserver la confidentialité de nos télécommunications. Initialement cette opération visait à aider tous ceux qui auraient pu être surveillés comme les chercheurs, les patrons ou les cadres en raison d’éventuels espionnages industriels. En réalité, ces guides permettent finalement à quiconque de se protéger de l’œil intrusif d’autres personnes, même si ce sont des proches.
Plus généralement des lois comme Hadopi, Loppsi ou ACTA prévoit une surveillance de l’internet : il est donc intéressant de savoir comment conserver au minimum le respect de sa vie privée et de ses libertés. S’il est vrai que des internautes sont emprisonnés en Chine, il n’en demeure pas moins que les démocraties elles-aussi surveillent internet et peuvent censurer.
Dans l’un des guides parus en 2009, le haut fonctionnaire de défense et de sécurité du ministère de l’économie préconise d’éviter de se servir d’un PC portable, objet qui peut par exemple être saisi en Amérique par la police des frontières.
Les solutions proposées sont de stocker les données sur des supports amovibles dans des bagages distincts que vous pourrez traquer par gps ou de préférer des PC mises à disposition sur place. Si le PC portable est indispensable, choisissez un mot de passe fort (mélanger majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux) pour le démarrer, enregistrez les données sous la partition chiffrée du disque dur, et conservez le portable avec vous en cabine lors des transports aériens. Il est conseillé de ne pas avoir d’informations sur votre PC, même personnel, (photos, vidéos à proscrire car elles peuvent « […] vous placer en difficulté vis-à-vis de la législation ou des mœurs du pays visité“. (passeport de conseils aux voyageurs).
Autre conseil : chiffrez l’intégralité de vos données : pour cela, vous devez installer un logiciel qui garantit le chiffrement de l’environnement complet de travail (disque dur, fichiers temporaires, mémoire, fichier d’échange).
Il faut aussi chiffrer son répertoire de contacts, son agenda et ses messages ou du moins protéger l’accès par des mots de passe : ceci est valable pour les Smartphone et iPhone. Il vaut mieux veiller à ne pas utiliser le Wi-fi, désactiver le BlueTooth et la géolocalisation. Autre geste simple : effacer les données de navigation et les historiques. Si vous voyagez avec une clé USB, ne mettez que l’essentiel dessus.
En bref, pour vous protéger de l’espionnage, il faut avoir de bons mots de passe et voyager avec le minimum d’informations importantes possibles.
Source:communiques-presse
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