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Affaire Wikipédia - DCRI, une enquête ouverte contre un sous-officier

13 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #Renseignement, #Internet

Affaire Wikipédia - DCRI, une enquête ouverte contre un sous-officier

Après avoir menacé de mettre en examen un administrateur de Wikipedia qui refusait de supprimer un article sur une installation militaire française, la DCRI a ouvert une enquête contre un sous-officier de l'armée. Il est accusé d'avoir divulgué des documents secrets.

Décidément, la Direction Centrale du Renseignement Intérieure (DCRI) semble déterminée à taire toutes les informations sur la station militaire hertzienne de Pierre-sur-Haute (Auvergne).Début mars, les renseignements généraux français ont contacté la Wikimedia Foundation, l'hébergeur de l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Elle exigeait tout simplement la suppression d'un article concernant cette installation militaire française. Selon les informations du site Le Point, un sous-officier fait l'objet d'une enquête militaire pour avoir dévoiler à la presse des matériels et des procédures classés secret défense.

Pour justifier sa publication et refuser la censure, Wikimédia rappelait que la quasi-totalité de son article était attestée dans un documentaire réalisé par une chaîne régionale, TL7 . Toujours en ligne sur le site de TL7, il avait été conçu avec le plein soutien de l’armée, selon des documents publiés sur Le Point. Et c'est justement le sous-officier Pierre Jeansac, qui a aidé à la réalisation du reportage de la télévision locale TL7 dans la station hertzienne militaire fin 2004, qui fait actuellement l'objet d'une enquête conduite par les autorités militaires. "Leministère de la Défense reprocherait au sous-officier d'avoir dévoilé sans autorisation des matériels et des procédures secrets, concernant notamment la chaîne de transmission du feu nucléaire", écrit le site.

Un reportage pourtant contrôlé par l'armée

Le reportage de Télévision Loire 7 (TL7) avait pourtant été autorisé par l'armée, comme le prouvent les documents publiés mardi par Le point. "Une demande qui avait été honorée immédiatement (...) L'armée avait donc eu accès au reportage dès sa première diffusion, en 2005". Interrogé par Le Point.fr, le patron de TL7 déclare "(s)'attendre" à être censuré par la DCRI, car son "reportage contient certainement plus d'informations sensibles que l'article de Wikipédia". Il s'est aussi montré très ému : "Cela me crèverait le coeur que le major (aujourd'hui sous-officier) Jeansac ait des ennuis."

Dans le même temps, la DCRI et le parquet anti-terroriste de Paris poursuivent leurs efforts pour faire disparaître d'Internet les informations qu'ils considèrent comme sensibles. En vain. La DCRI a bien cru pouvoir obtenir la censure de l'article Wikipédia facilement. Mais c'était sans compter sur la détermination et la solidarité de la communauté 2.0. Non seulement l'article en cause a été restauré par un administrateur suisse, mais il a battu tous les records de visites, et vient d'être traduit en 12 langues. Il a reçu plus de lecteurs en une journée que depuis le début de sa création. Internet contre DCRI, qui va gagner ?

Source:metrofrance

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