Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
oeilinfo.com

Taubira mobilise Schengen et Interpol après de l'évasion de Sequedin

14 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #France, #Politique Française, #Justice

Taubira mobilise Schengen et Interpol après de l'évasion de Sequedin

Des syndicats ont réclamé la démission du directeur de l'administration pénitentiaire et de la ministre de la Justice Christine Taubira, après l'évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd. La garde des Sceaux a annoncé la diffusion d'un mandat d'arrêt européen « dans l'ensemble de l'espace Schengen » et la mobilisation d'Interpol.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, s'est rendue amedi peu avant 17H00 à la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), de laquelle s'est évadé le braqueur Redoine Faïd, a constaté une journaliste de l'AFP.

Mme Taubira a rencontreé le personnel de la prison, puis a tenu un point de presse, selon l'administration pénitentiaire.

La garde des Sceaux a annoncé samedi la diffusion d'un mandat d'arrêt européen « dans l'ensemble de l'espace Schengen » et la mobilisation d'Interpol, après l'évasion du braqueur Redoine Faïd de la prison de Sequedin (Nord). « Les recherches dans un premier temps concernent évidemment la Belgique, puisque nous avons une frontière commune, mais s'étendent à l'ensemble de l'espace Schengen et au-delà », a déclaré Mme Taubira lors d'un point-presse devant la prison. La prison de Sequedin ne se trouve qu'à quelques kilomètres, une quinzaine tout au plus, de la frontière belge.

« Il y a une réalité. Les prisons, ce sont des établissements où il faut encadrer des détenus qui, évidemment pour la plupart, passent l'essentiel de leur temps à essayer d'entrer en contact avec l'extérieur, de contourner les règlements, d'enfreindre les règles », a ajouté la garde des Sceaux. « L'administration étant confrontée à ça, les surveillants et les personnels sont confrontés à ça tous les jours, on ne peut pas dire qu'il y a une faille parce que si on dit qu'il y a une faille, on dit que c'est la faute de qui, la faille? », a-t-elle poursuivi. « On lutte contre cela avec tous les moyens légaux, parce que nous sommes dans un Etat de droit, qu'il y a des règles, qu'il y a des contraintes, des conditions dans lesquelles on peut procéder à la surveillance et au contrôle de certaines pratiques », a conclu la ministre.

Redoine Faïd, 40 ans, s'est évadé samedi matin à l'aide d'explosifs, après avoir pris en otage quatre surveillants de la maison d'arrêt de Sequedin, ensuite relâchés.

Il était toujours activement recherché en fin d'après-midi.

Les syndicats ont dénoncé samedi un « acte de guerre », le syndicat FO-Pénitentiaire allant jusqu'à réclamer la démission « dès aujourd'hui » du directeur de l'administration pénitentiaire et de la ministre de la Justice. Au-delà de l'événement du jour, la politique du gouvernement est en effet sur la sellette auprès de certains représentants des personnels pénitentiaires. Le gouvernement et Christiane Taubira ont voulu revenir sur bon nombres d'orientations de la majorité précédente en matière carcérale , mais les moyens et leur répartition font toujours débat.

Faïd, 40 ans, qui se présente comme un braqueur repenti, est soupçonné par la police d'être le maître d'oeuvre d'un projet d'attaque à main armée qui avait coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet, 26 ans, en mai 2010 à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). Libéré au printemps 2009 après une dizaine d'années en détention, il avait été interpellé en juin 2011 près de Lille et incarcéré pour violation des conditions de sa liberté conditionnelle liée à sa condamnation à 18 ans de réclusion pour un braquage.

Source:leechos

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article