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La Défense britannique a la preuve de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie

14 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #international, #Guerre

La Défense britannique a la preuve de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie

Des scientifiques de l’armée britannique ont trouvé des preuves médico-légales que des armes chimiques avaient été utilisées dans le conflit en Syrie, a rapporté samedi le journal The Times.

Un échantillon de terre prélevé dans une zone proche de Damas et sorti clandestinement du pays vers le Royaume-Uni a apporté la preuve qu’« un certain type d’arme chimique » avait été utilisé, ont indiqué des sources du ministère de la Défense citées par le quotidien britannique.

Les tests ont été conduits au département de recherche chimique et biologique du ministère de la Défense britannique à Porton Down, est-il précisé dans l’article, qui fait la Une.

Les pays occidentaux ont des « preuves solides » que des armes chimiques ont été utilisées au moins une fois dans le conflit syrien, avaient par ailleurs indiqué jeudi des diplomates à l’ONU.

L’unité britannique n’a pas été en mesure de déterminer si les armes avaient été utilisées par le régime du président Bachar al-Assad ou par les rebelles qui le combattent, et si cette utilisation avait été systématique, indique The Times.

« Il y a eu certaines informations selon lesquelles ce serait juste un puissant agent antiémeute mais ce n’est pas le cas – c’est autre chose, bien qu’il soit impossible de dire avec certitude qu’il s’agit de gaz sarin », a détaillé une source anonyme citée par le journal.

Le ministère de la Défense n’a pas souhaité faire de commentaires, alors que le ministère des Affaires étrangères a dit être « profondément inquiet » vis-à-vis d’une éventuelle utilisation d’armes chimiques. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au secrétaire général de l’ONU et soutenons pleinement sa décision d’enquêter », a déclaré un porte-parole. « L’utilisation d’armes chimiques serait un crime terrifiant. Ceux qui ont ordonné l’utilisation d’armes chimiques et ceux qui ont participé à leur utilisation devront rendre des comptes. »

Le gouvernement syrien et l’opposition armée s’accusent mutuellement d’avoir employé des armes chimiques dans la guerre civile qui fait rage dans le pays depuis mars 2011. Damas a déposé le 20 mars une requête officielle pour une enquête de l’ONU, se plaignant d’une attaque aux armes chimiques par les rebelles le 19 mars à Alep. Une mission d’experts, conduits par le Suédois Ake Sellstrom, a été constituée par l’ONU. Mais les autorités syriennes ont refusé cette semaine l’accès à leur territoire aux membres de cette mission, Ban Ki-moon ayant souligné que « toutes les allégations » feraient l’objet d’enquêtes.

Source:7sur7

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Affaire Wikipédia - DCRI, une enquête ouverte contre un sous-officier

13 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #Renseignement, #Internet

Affaire Wikipédia - DCRI, une enquête ouverte contre un sous-officier

Après avoir menacé de mettre en examen un administrateur de Wikipedia qui refusait de supprimer un article sur une installation militaire française, la DCRI a ouvert une enquête contre un sous-officier de l'armée. Il est accusé d'avoir divulgué des documents secrets.

Décidément, la Direction Centrale du Renseignement Intérieure (DCRI) semble déterminée à taire toutes les informations sur la station militaire hertzienne de Pierre-sur-Haute (Auvergne).Début mars, les renseignements généraux français ont contacté la Wikimedia Foundation, l'hébergeur de l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Elle exigeait tout simplement la suppression d'un article concernant cette installation militaire française. Selon les informations du site Le Point, un sous-officier fait l'objet d'une enquête militaire pour avoir dévoiler à la presse des matériels et des procédures classés secret défense.

Pour justifier sa publication et refuser la censure, Wikimédia rappelait que la quasi-totalité de son article était attestée dans un documentaire réalisé par une chaîne régionale, TL7 . Toujours en ligne sur le site de TL7, il avait été conçu avec le plein soutien de l’armée, selon des documents publiés sur Le Point. Et c'est justement le sous-officier Pierre Jeansac, qui a aidé à la réalisation du reportage de la télévision locale TL7 dans la station hertzienne militaire fin 2004, qui fait actuellement l'objet d'une enquête conduite par les autorités militaires. "Leministère de la Défense reprocherait au sous-officier d'avoir dévoilé sans autorisation des matériels et des procédures secrets, concernant notamment la chaîne de transmission du feu nucléaire", écrit le site.

Un reportage pourtant contrôlé par l'armée

Le reportage de Télévision Loire 7 (TL7) avait pourtant été autorisé par l'armée, comme le prouvent les documents publiés mardi par Le point. "Une demande qui avait été honorée immédiatement (...) L'armée avait donc eu accès au reportage dès sa première diffusion, en 2005". Interrogé par Le Point.fr, le patron de TL7 déclare "(s)'attendre" à être censuré par la DCRI, car son "reportage contient certainement plus d'informations sensibles que l'article de Wikipédia". Il s'est aussi montré très ému : "Cela me crèverait le coeur que le major (aujourd'hui sous-officier) Jeansac ait des ennuis."

Dans le même temps, la DCRI et le parquet anti-terroriste de Paris poursuivent leurs efforts pour faire disparaître d'Internet les informations qu'ils considèrent comme sensibles. En vain. La DCRI a bien cru pouvoir obtenir la censure de l'article Wikipédia facilement. Mais c'était sans compter sur la détermination et la solidarité de la communauté 2.0. Non seulement l'article en cause a été restauré par un administrateur suisse, mais il a battu tous les records de visites, et vient d'être traduit en 12 langues. Il a reçu plus de lecteurs en une journée que depuis le début de sa création. Internet contre DCRI, qui va gagner ?

Source:metrofrance

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La fermeture de commissariats et de gendarmeries suscite la grogne

13 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #France, #Politique Française, #Police, #Gendarmerie

La fermeture de commissariats et de gendarmeries suscite la grogne

La liste des fermetures de commissariats et de brigades de gendarmerie dans le cadre de redéploiements, entérinée jeudi, a suscité la grogne des syndicats de police et d'élus concernés.

Après l'avoir appris officiellement jeudi, les principaux syndicats de gardiens de la paix ont exprimé auprès de l'AFP vendredi matin leur opposition à la fermeture décidée par le ministère de l'Intérieur de cinq commissariats.

Les commissariats de police de Dinan (Côtes d'Armor), Guebwiller (Haut-Rhin), Castelnaudary (Aude), Romorantin (Loir-et-Cher) et Persan-Beaumont (Val d'Oise) devraient être fermés et ces communes passer en zone de gendarmerie dans le cadre de redéploiements, selon cette liste que s'est procurée l'AFP vendredi, confirmée par l'entourage du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

De tels "redéploiements" et "redécoupages" police/gendarmerie, dans le jargon administratif, ont déjà eu lieu ces dernières années dans un souci de "mutualisation des moyens" et d'économie. Ils ont à chaque fois suscité de vives réactions d'élus qui, aux côtés des syndicats, ont organisé des manifestations.

Le gouvernement ne devrait pas y échapper bien que la liste préparée par l'Intérieur soit plus modeste que lors de précédentes vagues.

"Nous allons nous battre jusqu'au bout", a déclaré le maire de Dinan regrettant que "le ministre (de l'Intérieur) ne nous (ait) pas écoutés". Dans la presse locale, Patrick Maugard, maire de Castelnaudary, a annoncé son 'intention de "rendre sa carte" du PS en cas d'officialisation de la nouvelle.

Une première mouture de cette liste avait été rendue publique par l'Intérieur début 2013. Huit circonscriptions de police couvrant 19 communes devaient passer en zone de gendarmerie. A l'inverse, neuf brigades de gendarmerie couvrant 17 communes passaient en zone police.

La liste définitive, selon l'entourage du ministre, exclut pour l'instant de ce mouvement les commissariats de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Capesterre, en Guadeloupe, pour qui des études sont "en cours".

La fermeture du commissariat de Thouars (Deux-Sèvres) est "privilégiée" mais la décision "n'est pas prise". Côté gendarmes, la brigade de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) ne fermera pas, celles de Plérin (Côtes d'Armor), Vineuil (Loir-et-Cher), Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) et des unités autour de Cercy et Gonesse (Val d'Oise).

L'entourage de M. Valls fait valoir que cela a été fait dans la "concertation", dans un but "d'efficacité opérationnelle" en s'adaptant aux "bassins de délinquance et de vie des habitants". "Il n'est pas question de supprimer des policiers ou des gendarmes" mais "d'avoir plus de cohérence" afin de "mettre des moyens supplémentaires sur la voie publique".

"Nous sommes opposés à ces fermetures", a dit à l'AFP Nicolas Comte, porte-parole d'Unité-police SGP-FO (premier syndicat de gardiens). "Cela ne règle en rien les économies d'effectifs et de budget" invoquées, selon lui. Alliance (2e syndicat) s'est déclaré "en colère" et appelle à la "mobilisation" prévenant qu'il allait "durcir son combat" si ces fermetures étaient maintenues. L'Unsa-police (3e syndicat) a également fait part de son opposition.

Les syndicats font aussi valoir que cela "coûte de l'argent", les personnels déployés touchant des primes de départ. "A long terme, sur plusieurs années non, au contraire", a rétorqué l'entourage de M. Valls.

Il n'y a pas que des mécontents : le maire de Guebwiller, Denis Rebmann (PS), a déclaré pour sa part avoir été "écouté", son "souci" étant que "l'on garde un niveau de sécurité équivalent".

Ces annonces de fermetures ont cependant entraîné localement des mouvements et pétitions d'élus avec les syndicats de police. Jeudi, à Dinan, une manifestation a ressemblé quelque 200 personnes après une première de 500 autres en mars.

Le sujet est très sensible, reconnaît-on à l'Intérieur où aucune nouvelle vague "n'est pour l'instant prévue".

A Bezons (Val d'Oise), non concerné par ces mouvements, il y a samedi une "manifestation", a annoncé vendredi Alliance, car le commissariat doit fermer ... la nuit.

Source:afp

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Mediator, un rapport d’expertise sévère pour Servier

13 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #France, #sante publique, #Justice

Mediator, un rapport d’expertise sévère pour Servier

Un rapport d’expertise, remis vendredi 12 avril aux juges parisiens qui instruisent l’affaire du Mediator, livre une estimation du nombre de décès liés à ce médicament : entre 220 et 300 décès à court terme et entre 1 300 et 1 800 décès à long terme en France.

Le rapport des experts met en cause les laboratoires Servier. Il dénonce « l’absence d’informations lisibles » concernant son médicament. Selon les experts, le Mediator aurait dû être interdit bien plus tôt.

Les juges du pôle de santé publique de Paris, qui instruisent l’affaire du Mediator, ont reçu vendredi 12 avril un rapport d’une extrême sévérité pour les laboratoires Servier.

Ce document, dont le Parquet de Paris a aussitôt dévoilé les principales conclusions, livre d’abord une estimation épidémiologique du nombre de décès liés à la prise de ce médicament commercialisé entre 1976 et fin 2009 : entre 220 et 300 décès à court terme et entre 1 300 et 1 800 décès à long terme.

Ce rapport d’expertise estime aussi que les laboratoires Servier ont dissimulé la dangerosité de leur produit qui aurait dû être retiré du marché bien plus tôt.

TROIS EXPERTS ET 20 MOIS DE TRAVAIL

Les magistrats du pôle de santé publique ont ouvert deux volets dans leur instruction. Le premier concerne la « tromperie », la « prise illégale d’intérêts » et la « destruction de preuves ». Le second volet porte sur l’infraction « d’homicides et blessures involontaires ».

C’est dans le cadre de ce premier volet, pour lequel ont été enregistrées 3300 plaintes que les juges d’instruction ont ordonné une expertise confiée à trois scientifiques : Yvan Ricordel (pharmacologue et toxicologue), Michel Rieu (biologiste) et le Britannique Paddy Farrington (professeur de statistique). Ces trois experts ont remis un rapport de 700 pages au terme de 20 mois de travail.

DES PROPRIÉTÉS ANOREXIGÈNES PUISSANTES

Ce rapport confirme que le Mediator possédait des « propriétés anorexigènes puissantes ». Selon les experts, sa molécule, le benfluorex, faisait en effet partie des fenfluramines, une famille de molécules apparentées aux amphétamines. Les experts relèvent que, lors de sa mise sur le marché, le Mediator a été présenté comme un médicament du diabète par les laboratoires Servier qui ont « minimisé ou occulté » certaines données sur la nature exacte de leurs médicaments.

L’effet anorexigène du produit a « été systématiquement écarté dans la stratégie d’information des laboratoires Servier », indique-t-on au Parquet de Paris, en citant le rapport. Ce document relève aussi la très grande proximité sur un plan toxicologique entre le Mediator et deux autres médicaments coupe-faim (Pondéral et Isoméride), commercialisés par Servier et retirés du marché dès 1997 en raison de leur dangerosité.

UNE « ABSENCE D’INFORMATIONS LISIBLES »

Sinon, les experts confirment le lien entre la prise de Mediator et la survenue de deux types de pathologies : d’une part des valvulopathies (atteinte des valves cardiaques) et de l’autre des hypertensions artérielles pulmonaires (HTAP). Au vu des premiers signalements de ces deux pathologies, associées à la prise du Mediator, les experts estiment que la suspension de la commercialisation du médicament, par la firme ou les autorités sanitaires, aurait dû intervenir dès la période 1998-2003.

Finalement, le produit n’a été suspendu qu’à la fin de l’année 2009. Selon les experts, « l’absence d’informations lisibles concernant le métabolisme » du médicament et « sa parenté avec les anorexigènes n’a pas permis aux praticiens d’exercer une surveillance adéquate des patients sur le plan cardiovasculaire et pulmonaire. »

UN RAPPORT SOUMIS AUX DIFFÉRENTES PARTIES

Au final, les experts estiment ne pas être en mesure d’évaluer le nombre de décès liés aux hypertensions artérielles pulmonaires. En revanche, ils livrent une estimation pour les décès provoqués par des valvulopathies : entre 220 et 300 à court et terme et entre 1 300 et 1800 à long terme.

Ces chiffres confirment les premières estimations qui avaient été rendues publiques au début de l’affaire et qui avaient été très critiquées par les laboratoires Servier. Le rapport d’expertise estime que ces estimations fournies à l’époque « étaient robustes pour l’essentiel ».

Ce rapport d’expertise va maintenant être soumis aux différentes parties, notamment les laboratoires Servier, qui pourront présenter les observations.

Selon le Parquet, l’instruction pourrait être bouclée à l’été 2013 pour ce volet sur la « tromperie ». Le volet « homicides et blessures involontaires » prendra lui plus de temps, les magistrats devant diligenter des expertises individuelles pour chacun des plaignants.

Source:lacroix

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Terrorisme, quand Tracfin débusque les hommes infidèles

13 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #Economie, #Renseignement

Terrorisme, quand Tracfin débusque les hommes infidèles

Le service Tracfin (Traitement du renseignement et d'action contre les circuits financiers clandestins) est peu connu du grand public. Le deuxième volet de cette série de trois articles s'intéresse à la guerre que livre Tracfin contre le terrorisme, et plus précisément sur le financement du terrorisme. Ce qui peut donner lieu à des situations cocasses... comme débusquer les hommes infidèles ayant plusieurs comptes.

C'est toute la difficulté de la mission de Tracfin (Traitement du renseignement et d'action contre les circuits financiers clandestins), à savoir « discerner ce qui est licite ou non » dans la guerre qu'il livre au terrorisme à travers les masses de flux financiers, explique son patron, Jean-Baptiste Carpentier. Et cela peut parfois tourner à certaines situations comiques, comme le raconte le directeur de Tracfin : « lorsque le dispositif anti-blanchiment a été mis en œuvre, un certain nombre de déclarations adressés par les établissements bancaires ont pu procéder d'une mauvaise interprétation d'opérations faites par une certaine clientèle - souvent des hommes d'environ 40 ans - dont la vie sentimentale se compliquait et qui s'efforçait de la dissimuler à son épouse légitime : les opérations suspectes aux yeux des banquiers se multipliaient alors que les individus étaient parfaitement honnêtes ».

Porosité entre délinquance et terrorisme

Plus sérieusement, la lutte contre le terrorisme se confond souvent avec la traque de la délinquance de droit commun. Selon Jean-Baptiste Carpentier, il y a une « porosité croissante entre financement national et financement étranger, et, à l'intérieur des frontières, entre délinquance et terrorisme ». C'est le cas en Corse, qui est « atypique - il s'agit bien plus de délinquance que de terrorisme », souligne-t-il. Selon le patron de Tracfin, « il est clair que la délinquance criminelle qui sévit dans une de nos îles méditerranéennes (la Corse, ndlr) se trouve une justification « morale » en détournant quelques centaines de milliers d'euros pour la « Cause » alors que le reste est investi dans des filles et dans du jeu ».

Le terrorisme islamiste entretient des liens de plus en plus étroits avec la délinquance de droit commun. Comment ? « Le travail au noir peut être organisé par des réseaux extrêmement structurés occupant des milliers de personnes et brassant des millions d'euros. Des sociétés éphémères s'organisent en réseau et fonctionnent quelques mois, en franchise fiscale et sociale. Elles recrutent sur les parkings de certains supermarchés des centaines d'esclaves - il faut appeler les choses par leur nom - qui sont payés avec de l'argent liquide provenant parfois du trafic de drogue ». Tracfin identifie ainsi des filières communautaires montées par des ressortissants de pays sensibles, notamment les Pakistanais « particulièrement bien organisés », et Tracfin débusque « des circuits de dérivation qui aboutissent à des associations fondamentalistes », explique Jean-Baptiste Carpentier. Ce cas de figure est de plus en plus fréquent, estime-t-il.

Financements des lieux de culte musulman en question

Le financement de certains lieux de culte musulman, et de certaines structures associatives cultuelles, suscite bien des questions pour Tracfin. « Il y a un peu plus d'un an, nous avons relevé qu'une association de financement d'un lieu de culte avait recueilli plus d'un million d'euros en liquide en vingt-quatre heures, relate Jean-Baptiste Carpentier. Vous comprendrez ma perplexité compte tenu de la porosité entre la délinquance de droit commun et le financement de certaines mouvances radicales. Il ne faut pas négliger que c'est aussi une façon de s'acheter une bonne conscience : quand on se livre au trafic d'êtres humains, par exemple, qui n'est recommandé par aucune des grandes religions, on achète sa conscience en subventionnant telle ou telle structure prétendument religieuse, indirectement affiliée à des terroristes ».

A partir de quels montants, Tracfin se lance dans une enquête ? « Il n'y a pas de seuil de déclenchement des investigations et nous n'en voulons pas, d'autant que la définition que donne le code pénal du blanchiment - le recyclage de fonds issus d'une activité criminelle ou délictuelle - n'en prévoit pas. En pratique, nous appliquons l'adage de minimis non curat praetor (« le chef ne s'occupe pas des petites choses ») dans la mesure où nos moyens ne permettent pas de tout voir dans le « brouillard » dans lequel nous évoluons. Toutefois, il nous arrive régulièrement de travailler sur des flux de quelques milliers d'euros quand nous disposons déjà d'informations ou selon les priorités du moment. On peut par exemple suivre au plus près ce qui se passe en Corse ».

Une loi pour renforcer la législation en préparation

La France est en train de renforcer sa législation pour mieux traquer les flux financiers suspects. Le texte en cours de discussion ouvre la possibilité pour le gouvernement d'obliger par décret le secteur financier à transmettre à Tracfin des informations systématiques. Dans le cadre de la loi de transposition de la directive relative à la monnaie électronique, le législateur a par ailleurs prévu de nous donner un accès systématique aux opérations de transferts d'argent réalisés par des entreprises telles que Western Union, car il s'agit d'un instrument privilégié de financement du terrorisme. « Le gouvernement fixera par décret le seuil à partir duquel les informations nous seront transmises systématiquement. Nous pourrons ainsi potentiellement recevoir, comme nous l'avions demandé, plusieurs centaines de milliers d'informations annuelles », explique le patron de Tracfin.

Le gouvernement déterminera également les catégories d'information faisant l'objet d'une notification, en fonction du pays d'origine ou de la nature des opérations. « A titre d'exemple, qui n'est pas nécessairement à suivre, les Américains ont ainsi mis en place un dispositif de transmission à l'équivalent de Tracfin de l'intégralité des virements bancaires en provenance et à destination des États-Unis, soit entre 500 millions et un milliard d'informations par an. Une telle masse d'informations ne peut être traitée que par balayage électronique mais elle constitue une source d'informations indispensables », assure Jean-Baptiste Carpentier.

Les leçons du 11 septembre 2001

Après le 11 septembre 2001, une certaine doctrine d'origine essentiellement américaine estimait que, pour éradiquer le terrorisme, il suffirait de tarir ses sources de financement. D'où les missions confiées à partir de cette date aux cellules de renseignements financiers. « Cette idée est dans une large mesure remise en cause car le terrorisme ne nécessite pas forcément des moyens de financement conséquents, sans qu'il faille y renoncer totalement. Certes, il suffit d'un couteau de cuisine pour commettre un attentat, mais, en pratique, tout réseau terroriste a besoin d'un minimum d'infrastructures, d'une logistique financière, de moyens d'existence ».

Pour le patron de Tracfin, « on peut lutter contre le terrorisme par le biais du financement parce qu'il laisse des traces - parfois un simple péage d'autoroute réglé par carte bancaire. Il faut savoir les exploiter. Nous travaillons un peu à la manière des écoutes téléphoniques qui utilisent de moins en moins le contenu des communications et de plus en plus les métadonnées. À partir d'informations obtenues par la communauté du renseignement sur certaines cibles, nous reconstituons les réseaux financiers permettant leur détection. Dans ce cas, nous travaillons au premier euro ».

Source:latribune

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Le monde en 2020 selon la CIA

13 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #Renseignement, #international

Le monde en 2020 selon la CIA

Pour vous, et pour moi aussi jusqu’à récemment, la CIA (Central Intelligence Agency) était sans doute un organisme mystérieux fermé à toute publication sur Internet ; eh bien, détrompons-nous : non seulement la CIA a un site Internet, mais encore on peut y trouver des informations très intéressantes pour tous ceux qui, à l’image des lecteurs de GLOBECO, veulent comprendre le monde d’aujourd’hui et de demain …

Ainsi, cette vénérable institution vient de publier, sous le timbre de son « Conseil national de l’intelligence » (eh oui !) une étude passionnante de 123 pages qui s’appelle : « Projet 2020 du conseil national de l’intelligence » (en Anglais : « National Intelligence Council’s 2020 project »), que vous pouvez trouver très facilement in extenso sur le site de la CIA ; à vrai dire, ce n’est pas la première fois que la CIA se livre à cet exercice : dans le numéro de GLOBECO consacré à 2020, j’avais déjà fait mention de ces travaux que la CIA renouvelle tous les 5ans ; la dernière fois, l’étude concernait 2015 ; cette fois, l’horizon est 2020.

La méthode est toujours la même : la CIA désigne deux ou trois « chefs de projet » parmi les plus prestigieux des chercheurs du monde entier, ou du moins des Etats Unis ; ces derniers s’entourent eux-mêmes des meilleurs « stratèges » mondiaux, et pas seulement américains ni occidentaux, concernant les grands problèmes du monde actuel ; ils tiennent des journées de travail dans toutes les grandes régions du monde, depuis l’Inde et l’Afrique du Sud jusqu’à la Hongrie et le Chili, et il en sort un rapport très argumenté, agrémenté d’un résumé très bien fait d’une dizaine de pages qui vous évitera de lire le texte entier si vous êtes pressé ou si vous lisez difficilement l’Anglais ; GLOBECO vous offre une autre solution : lire cet article, soit pour solde de tout compte, soit pour vous donner envie de lire le texte ou du moins son résumé.

Quelles sont donc les grandes tendances (trends) qui marqueront le monde de 2020 ?

1 - Première « mégatendance » (megatrend) : la mondialisation

Sans aucun doute, c’est la mondialisation qui sera la marque principale du monde de 2020, dans la mesure où elle influencera tous les autres aspects ; cette mondialisation est considérée comme inéluctable, sauf guerre ou crise économique majeure, et elle aura des conséquences bénéfiques : en particulier, la création mondiale de richesses devrait être supérieure en 2020 de 80 % par rapport ce qu’elle est aujourd’hui, mais elle ne sera pas uniformément répartie et des régions entières comme l’Afrique subsaharienne resteront à la traîne.

Les auteurs du rapport considèrent que cette croissance supplémentaire et très importante pourra se faire sans que se posent des problèmes insupportables de disponibilité en énergie ou d’environnement : les chercheurs et les industriels seront dans ces domaines plus efficaces que les gouvernements.

Autre point fort du rapport : les pays qui profiteront le plus de la mondialisation seront ceux qui sauront mettre en œuvre et développer les nouvelles technologies de l’information, mais plus encore les biotechnologies et les nanotechnologies.

Les lecteurs de GLOBECO n’auront aucune peine à suivre les auteurs du rapport sur ce premier point : GLOBECO a été créé il y a près de 10 ans en partant de l’idée que la mondialisation serait la tendance majeure du début du 21 ème siècle.

2 – Deuxième grande tendance des années qui viennent : l’émergence de la Chine et de l’Inde.

Le 21e siècle sera celui de l’Asie, comme le 20e a été celui des Etats Unis, et la mondialisation sera de moins en moins occidentale et de plus en plus asiatique : telle est la conviction de nos auteurs, non seulement pour des raisons démographiques, mais aussi parce que la Chine et l’Inde auront acquis en 2020 une puissance économique, financière, technologique et militaire telle que ces deux pays surpasseront, par exemple, n’importe quel pays européen en influence et en pouvoir.

Le rapport indique également que le Brésil et l’Indonésie pourraient être les grands gagnants du bouleversement mondial des années à venir ; par contre, l’Union européenne, la Russie et le Japon devraient perdre de l’influence dans le grand jeu mondial, notamment du fait de leur déclin démographique.

Le résultat devrait être un bouleversement complet des notions qui sont aujourd’hui les nôtres concernant les rapports Nord-Sud, Est Ouest, pays alignés et non alignés, pays développés et pays en développement : un nouveau monde est en train de naître sous nos yeux !

Pourtant, en 2020, une réalité existera toujours : la prépondérance des Etats Unis, mais leur puissance pourrait et devrait être érodée par les nouveaux acteurs mondiaux venus d’Asie.

3 – Troisième grande tendance : des « gouvernances » plus difficiles et une insécurité envahissante

Les Etats continueront à être la base de la puissance et de la gouvernance mondiale, mais il leur sera de plus en plus difficile d’exercer leur pouvoir : la mondialisation, notamment avec Internet, rendra plus ardu l’exercice du pouvoir national, pendant que les grandes entreprises mondiales et les ONG auront de plus en plus de pouvoirs et de moyens, aux dépens des Etats condamnés par la démocratie à lorgner le court terme.

L’autre grande difficulté viendra de l’émergence d’une contestation de la démocratie et des valeurs occidentales par l’Asie, par l’Islam et par des mouvements religieux attachés à privilégier le choc des civilisations plutôt que l’avènement de la démocratie libérale ; encore heureux si ces mouvements contestataires d’inspiration ethnique ou religieuse ne se procurent pas, d’ici à 2020, des armes de destruction massive, notamment chimiques ou biologiques plutôt que nucléaires. Le rapport évoque ouvertement un risque de recul de la démocratie dans le monde, même s’il est assez confiant sur l’évolution de la Chine dans ce domaine.

Plus difficile sera également la gouvernance au niveau international ; visiblement, pour les auteurs du rapport, l’ONU et son immense machine, qualifiée d’obsolescente, ne sont pas capables de faire face à tous ces dangers qui incluent la grande criminalité internationale !

Du coup, le risque d’une insécurité envahissante existe bien, même si le monde sera plus riche grâce à la mondialisation ; le choc de cette dernière et les bouleversements qu’elle implique seront tels en effet que même les classes moyennes des pays développés seront touchées par les délocalisations ; la conséquence sera une grande instabilité, du fait que les gouvernements risquent d’être plus faibles, que les économies des pays développés croîtront moins vite, que les mouvements religieux exploiteront ces situations et que les jeunes sans avenir des pays pauvres seront disponibles pour suivre n’importe quel extrémiste.

Certes, il n’y a pas a priori de risque d’escalade vers un grand conflit mondial, mais on ne peut exclure des conflits militaires régionaux, non seulement au Moyen Orient, mais aussi au Cachemire, entre les deux Corée et dans le détroit de Formose entre la Chine et Taïwan.

Face à cette situation, il appartiendra aux Etats Unis de tisser des relations plus confiantes avec l’Union européenne et plus fortes avec les grandes nations asiatiques, mais il faut également savoir que, d’ici à 2020, les Etats Unis seront toujours les seuls à pouvoir s’opposer réellement aux mouvements terroristes et à pouvoir maintenir ou rétablir la paix dans les endroits les plus dangereux de la planète ; pour les auteurs du rapport, cela requiert une profonde réflexion sur les moyens de mettre en place un nouvel ordre international !

4 – Les 4 scénarios

Le premier scénario est intitulé « Davos world » : c’est un monde où la croissance, le développement et la démocratie l’emportent sur tout le reste et où la pauvreté, la misère et la violence ont de moins en moins de place ; c’est le scénario optimiste par excellence ;

Le second scénario est intitulé : « Pax americana » : dans ce scénario, les Etats Unis accentuent leur rôle de gendarme du monde et éteignent l’un après l’autre les incendies qui naissent ici et là ;

Le troisième scénario est intitulé : « A new califate » : dans ce scénario, les musulmans constituent une vraie puissance mondiale capable de rivaliser avec l’Occident considéré comme un ennemi ;

Le quatrième scénario est intitulé : « Cycle for fear » ; dans ce scénario, les mesures de sécurité sont poussées à un tel point dans le monde qu chacun se demande s’il ne vit pas dans un monde digne d’Orwell !

Le rapport indique que ces 4 scénarios ne sont pas exclusifs et qu’ils peuvent interférer les uns avec les autres.

5 – Quelques remarques

Globalement, je suis d’accord avec les conclusions de ce rapport, comme en témoigne tout ce que j’ai écrit dans GLOBECO et dans les articles rassemblés sur mon site Internet (www.globeco.fr) sous la rubrique : « Il ne faut pas désespérer la planète. »

Quelques remarques, voire quelques critiques, me paraissent cependant pouvoir être faites :

D’abord, il me semble que les éléments démographiques ne sont pas assez présents dans le rapport ; certes, ces éléments sont pris en compte pour expliquer la plus grande influence probable de la Chine et de l’Inde et la moindre influence probable de l’Europe, du Japon et de la Russie, mais ils n’entrent pas en ligne de compte mondialement ; or, il est bien certain que le problème se posera de plus en plus au niveau mondial, au fur et à mesure qu’on s’approchera du maximum de population mondiale, c’est à dire entre 2050 et 2060 ; on n’y est pas encore mais il serait dommage de l’ignorer ; vous pouvez consulter à ce sujet mon article intitulé ; « Démographie mondiale, attention, danger ! » sur mon site Internet www.globeco.fr, rubrique : « il ne faut pas désespérer la planète ».

Ensuite, les comparaisons entre pays sont faites à partir de chiffres en dollars calculés selon la méthode des dollars courants ; il me semble qu’il serait préférable de prendre la méthode de la parité de pouvoir d’achat, qui permet de mieux comparer les pays entre eux ; ainsi, si on prenait la méthode des dollars en parité de pouvoir d’achat, on verrait que le PIB global de la Chine risque de dépasser le PIB des Éts Unis avant 2025, ce qui ne se voit pas du tout si on choisit exclusivement l’autre méthode !

De la même façon, je suis surpris que le rapport mette sur le même pied l’émergence de la Chine et de l’Inde en tant que puissances économiques ; en réalité, la puissance économique chinoise sera pratiquement au même niveau que celle des Etats Unis dès 2020-2025, mais il faudra attendre au moins 10 ans de plus pour que l’Inde se retrouve au même niveau que les Etats Unis en termes de puissance économique globale ; par ailleurs, je ne suis pas sûr que le Brésil et l’Indonésie accèdent en 2020 au statut de grande puissance mondiale ; il y a tellement d’incertitudes concernant le développement de ces deux pays !

Autre surprise : le rapport me paraît traiter avec un certaine désinvolture le changement climatique : point n’est besoin d’être un ayatollah de l’écologie pour savoir qu’il s’agit d’un vrai problème et que les Etats Unis devraient s’en soucier dès à présent comme nous tous !

Enfin, le rapport passe également sous silence les risque économiques que font courir au monde les déficits budgétaires et commerciaux des Etats Unis ; pourtant, il s’agit là sans doute d’un des dangers principaux de crise économique et financière grave que court notre monde : pourquoi l’ignorer ?

Source:geopolintel

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Compagnies aériennes sur liste noire, les agences devront informer leurs clients

13 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #France, #Aviation

Compagnies aériennes sur liste noire, les agences devront informer leurs clients

L'Assemblée nationale a adopté en fin de semaine définitivement et à l'unanimité une proposition de loi obligeant les compagnies aériennes et agences de voyage à informer, sous peine d'amende, les voyageurs d'une compagnie inscrite sur la liste noire de l'UE.

Depuis 2005, une liste noire, établie par la Commission européenne, interdit le vol sur le territoire européen de certaines compagnies, présentant des risques sur le plan de la sécurité.

Celle-ci s'était avérée nécessaire après plusieurs accidents aériens en 2004 et 2005, en particulier celui de Charm-El-Cheik.

Mais restait le problème des compagnies dites de "bouts de ligne", quand un passager doit emprunter une correspondance, notamment pour des vols intérieurs de pays figurant sur la liste noire européenne.

Le texte voté par le Parlement dans la nuit de jeudi à vendredi oblige systématiquement tous les vendeurs de billets, compagnies aériennes et agents de voyages à informer du nom de la compagnie aérienne, et du fait qu'elle soit ou non répertoriée sur la liste noire communautaire.

Et le vendeur de billet doit inviter l'acheteur à rechercher une solution alternative

Ce texte, qui ne s'appliquera qu'au territoire français, prévoit notamment une amende administrative de 7.500 euros en cas de défaut d'information, doublée en cas de récidive.

Le délit de mise en danger délibérée de la vie d'autrui pourra éventuellement être engagé.

Ce vote met fin à une longue gestation parlementaire car ce texte de la députée Odile Saugues (PS), adoptée à l'unanimité par le Sénat le 7 février, avait été adopté à l'unanimité par l'Assemblée en première lecture... en novembre 2010.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et plusieurs membres du gouvernement avaient d'ailleurs voté ce texte lorsqu'ils étaient députés.

"Attendre deux ans et demi pour obtenir un vote conforme et un texte définitif peut paraître excessif, mais ne boudons pas notre plaisir", a commenté jeudi soir le président de la commission du Développement durable, Jean-Paul Chanteguet (PS).

"Ce ne sont pas les compagnies qui seront sanctionnées mais les tour operators et autres intermédiaires, ce qui réduit la portée de la dissuasion pour les compagnies peu scrupuleuses affrétant des avions dangereux", a néanmoins regretté le chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne.

"Cette proposition de loi sollicite la responsabilité de chacun, car elle se heurte au dilemme de l'interdiction ou de l'information. L'interdiction empêcherait à nos concitoyens de se rendre dans des pays entiers, intégralement placés sur liste noire", a observé Gilles Savary (PS).

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Une nouvelle étude révèle le coût considérable de la dégradation des sols et de la sécheresse

12 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #international, #Science, #Economie

Une nouvelle étude révèle le coût considérable de la dégradation des sols et de la sécheresse

Selon une étude scientifique, la communauté mondiale perd jusqu'à 5 % de son produit intérieur brut agricole en raison de la dégradation des sols.

Intitulée " Économie de la désertification, de la dégradation des sols et de la sécheresse: méthodes et analyse en vue de la prise de décisions ", cette étude a été présentée lors de la deuxième Conférence scientifique de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, qui a débuté aujourd'hui à Bonn, en Allemagne.

La présidente du Groupe d'experts du Secrétaire général sur la viabilité mondiale, Tara Halonen, et le Secrétaire exécutif de la Convention, Luc Gnacadja, ont pris la parole lors de la séance d'ouverture de la Conférence, à laquelle plus de 600 scientifiques et représentants de gouvernements, d'organisations internationales et d'organisations de la société civile ont participé.

Selon Mme Halonen, " l'élimination de la pauvreté continuera d'être le but principal de la communauté internationale. Trois sujets %u2013 croissance verte, justice sociale et limites de l'environnement mondial %u2013 devraient guider les travaux relatifs aux objectifs en matière de développement durable après 2015. "

L'ex-Présidente de la Finlande a affirmé qu'" une gestion viable des sols, la prévention de leur dégradation et leur remise en état sont des moyens très efficaces et rentables d'éliminer la pauvreté rurale. La terre va offrir de la nourriture ainsi que des emplois et des revenus convenables aux ruraux. En outre, cette gestion est étroitement liée à la disponibilité d'énergie et de sources d'eau."

Elle a ajouté que l'intégration d'une gestion durable des sols en tant qu'élément essentiel des politiques de développement et de la coopération internationale sera avisée du point de vue économique, contribuera à l'amélioration des conditions de vie en milieu rural et atténuera les problèmes environnementaux.

De son côté, Luc Gnacadja a indiqué que l'étude est la première évaluation économique du coût de la désertification en plus de vingt ans. " Elle montre que la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse sont des contraintes fondamentales qui s'opposent à l'obtention d'une résilience sociale et écologique, d'une sécurité alimentaire mondiale et d'une atténuation significative de la pauvreté. Si nous n'agissons pas, ces contraintes resteront le talon d'Achille du développement."

M. Gnacadja a ajouté qu' " il existe des possibilités importantes d'action, mais à moins d'approfondir la compréhension scientifique de la dégradation des sols et de la sécheresse, surtout dans le contexte de l'évolution du climat, la communauté mondiale sera mal placée pour lutter contre les incidences des changements. Continuer sans rien faire n'est plus une option."

L'étude montre que 4 à 12 % du PIB agricole de l'Afrique est perdu en raison de la dégradation de l'environnement. Le coût économique direct de la dégradation des terres varie largement, allant jusqu'à 6,6 % du PIB agricole au Paraguay, 9 % au Burkina Faso et 24 % au Guatemala.

Le prix social à payer est également énorme. Près de 870 millions de personnes souffrent de la faim de façon chronique dans le monde. En Ouzbékistan, le rendement de la production alimentaire a chuté de 20 à 30 % sous l'effet de la dégradation des sols, et en Afrique de l'Est, près de 3,7 millions de personnes ont besoin d'une assistance alimentaire en raison de la sécheresse de 2011.

La dernière évaluation économique de ce type de la désertification a été réalisée en 1992 au titre du Programme des Nations Unies pour l'environnement. À l'époque, le coût direct de ces phénomènes avait été évalué à 42 milliards de dollars par an.

Les conclusions de la Conférence scientifique, qui se termine vendredi 12 avril, seront transmises par le Comité de la science et de la technologie de la Convention à la Conférence des Parties à celle-ci, qui doit se réunir au deuxième semestre 2013.

Source:mediaterre

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Le piratage informatique au Japon

12 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #piratage, #international

Le piratage informatique au Japon

Pour certaines personnes, le piratage est comme un emploi ordinaire, avec des horaires régulières, des pauses café, et des vacances. C’est même un travail qui rapporte beaucoup d’après certains hackers.

Selon un hacker japonais, ce travail paie grâce à la négligence des personnes. Pour lui, il est très facile de pirater n’importe qui. Pour le prouver, il a envoyé au Asahi Shinbun une liste de noms d’utilisateurs d’Iphone ou Ipad et de mots de passe. Le journal a contacté quelques unes de ces victimes.

L’une d’elles a avoué que c’était son mot de passe jusqu’à qu’elle se fasse piraté. C’était un homme gérant des évènements comme des mariages ou des funérailles et qui utilisait son Ipad pour montrer aux clients les services de son entreprise. Un jour, son ordinateur auquel il reliait souvent son Ipad a été infecté par virus. Il a réussi à récupérer son ordinateur en changeant le mot de passe et l’identifiant, mais son Ipad a également été touché mais il ne s’en apercevra que quelques mois plus tard.

Les pirates ne s’attaquent pas uniquement aux particuliers, Yahoo Japan Corp a aussi été touchée. Yahoo Japan est l’un des sites les plus fréquentés du Japon avec près de 51 milliards de vues par mois, et ces visites ne sont pas toutes innocentes. Yahoo a, pour la première fois, parlé de ses attaques cybernétiques. Du 8 février au 8 mars, le site a subi 42,65 millions de tentatives par un ordinateur japonais et plus de 3 millions par des ordinateurs coréen et chinois.

Kaoru Toda, une spécialiste en sécurité de Yahoo Japon nous explique que « certaines personnes utilisent le même ID et mot de passe pour Yahoo et d’autres sites. L’information a donc été volée sur l’autre site afin d’accéder au compte Yahoo. Il n’existe aucun moyen d’interdire l’accès dans ce cas là ».

Les pirates qui obtiennent ces informations peuvent alors accéder aux différents sites utilisés par un individu et voler non seulement des renseignements personnels, mais également des informations confidentielles liées au travail de cette personne. Les hackers tentent le plus souvent d’utiliser ces informations pour des transferts illégaux d’argent.

Cette année, à la mi-février, on comptait environ 27 millions de yens dérobés de cette manière. Entre mai 2012 et mars 2013, cette somme a atteint les 49 millions de yens.

Source:japoninfos

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La MAAF déploie une supervision proactive de son système d'information

12 Avril 2013 , Rédigé par Stéphane Publié dans #Technos, #Informatique

La MAAF déploie une supervision proactive de son système d'information

La MAAF, assureur généraliste, opte pour une console unique de supervision et de pilotage de sa production informatique en temps réel et de bout en bout. Il s'agit de gagner en proactivité. Ce besoin est souligné par Gilles Membrard, référent Supervision chez MAAF : « les meilleurs incidents informatiques sont ceux qui n'arrivent pas ou qui ne perturbent pas nos utilisateurs ». Il s'agit d'être à la fois réactif et proactif, affirme également Pascal Brosseron, responsable du Pôle Production DSI MAAF.

La MAAF a transformé le pilotage de son système d'information grâce à la visualisation en un coup d'oeil de la performance de ses 600 sites et à la mesure en temps réel de la régularité et de la qualité des performances de chaque service.

La solution repose sur la définition de critères de performance des services métier sous forme d'indicateurs. Elle permet d'en effectuer le suivi au fil de l'eau grâce à des tableaux de bord synthétiques. Elle alerte ainsi en temps réel le pôle production de MAAF en cas de dégradation du service et permet de réaliser un diagnostic.

« Le ROI est facile à démontrer, il suffit juste d'imaginer combien coûte une minute d'indisponibilité totale sur notre site !», pointe Gilles Membrard.

Le système d'information de la MAAF est ouvert tous les jours de 5 h à 1 h 30 du matin, et les sites internet sont opérationnels 24h/24. Les équipes de production de MAAF doivent suivre en continu une quarantaine d'applications critiques, et assurer leur disponibilité.

La performance des infrastructures est suivie ainsi que la disponibilité des applications métier. « Il faut déterminer l'impact d'un incident informatique sur la performance et la qualité de service » termine Pascal Brosseron. La solution choisie est WideVision Météo de Systar.

Source:reseaux-telecoms

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